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Méthodologie

Les sources

ValeurÉcole s'appuie sur sept jeux de données publiés par le ministère de l'Éducation nationale sur data.education.gouv.fr, sous licence ouverte :

Le module Études supérieures s'appuie sur des jeux de données distincts, publiés par le ministère de l'Enseignement supérieur — voir la section dédiée plus bas.

Qu'est-ce que la valeur ajoutée d'un lycée ?

Le ministère calcule, pour chaque lycée, le taux de réussite au bac attendu compte tenu du profil des élèves qui y sont scolarisés (âge, sexe, origine sociale, résultats antérieurs). La valeur ajoutée est l'écart entre le taux de réussite observé et ce taux attendu. Une valeur ajoutée positive signifie que le lycée fait mieux que ce que son profil d'élèves laisserait attendre statistiquement — pas qu'il a un taux de réussite élevé en valeur absolue. Détail dans notre guide comprendre la valeur ajoutée.

Le % de mentions "Très Bien" au bac (lycées)

Le "taux de mentions" IVAL déjà affiché dans l'historique de chaque lycée agrège trois niveaux de mention : Assez Bien, Bien et Très Bien. ValeurÉcole affiche en plus, séparément, la part de mentions spécifiquement "Très Bien" — un indicateur plus exigeant, jamais fusionné avec le taux agrégé ni avec la valeur ajoutée (qui reste, elle, un écart au résultat attendu, pas un niveau de résultat brut).

Ce chiffre est calculé à partir des colonnes de comptage détaillées des fichiers sources IVAL (nombre de mentions "Très Bien avec félicitations" et "Très Bien sans félicitations", par série générale et technologique pour les lycées GT ; une colonne unique pour les lycées professionnels), rapportées au nombre total de présents au bac. Sa couverture est nettement incomplète et très inégale selon la voie : le secret statistique masque fréquemment la sous-catégorie "avec félicitations" dès qu'elle concerne un petit effectif (fréquent en filière technologique, où les cohortes sont plus petites) ; dès qu'une seule composante nécessaire au calcul est masquée, ValeurÉcole affiche "—" plutôt qu'un total sous-estimé. Résultat constaté sur la compilation la plus récente : le % de mentions "Très Bien" est disponible pour environ 20 % des lycées généraux/technologiques contre 90 % des lycées professionnels (voie sans ce découpage avec/sans félicitations, donc bien moins souvent masquée). L'absence de ce chiffre pour un lycée donné ne veut pas dire un mauvais résultat, seulement une donnée non publiée par le ministère pour cet établissement.

Qu'est-ce que l'IPS d'un collège ?

L'indice de position sociale (IPS) synthétise la profession, le diplôme et les conditions de vie des familles des élèves d'un établissement, sur une échelle allant globalement de 40 à 180 (moyenne nationale autour de 105-110 selon l'année). Ce n'est pas un indicateur de résultat scolaire ni de qualité pédagogique. Détail dans comprendre l'IPS.

Les mentions "Très Bien" au brevet (collèges)

En complément de l'IPS, ValeurÉcole affiche pour chaque collège la part des candidats au brevet ayant obtenu la mention "Très Bien" (nombre de mentions "Très Bien" rapporté au nombre de candidats, série générale). C'est un indicateur de résultat brut, distinct de l'IPS et jamais mélangé avec lui dans un même classement : l'un mesure la composition sociale, l'autre un résultat à l'examen, sans correction statistique du profil des élèves (contrairement à la valeur ajoutée des lycées). Un collège au % de mentions "Très Bien" élevé peut aussi bien refléter un travail pédagogique qu'un recrutement social favorisé — les deux indicateurs se lisent ensemble, pas l'un à la place de l'autre.

Le jeu de données initialement identifié pour cet indicateur, Diplôme national du brevet par établissement (fr-en-dnb-par-etablissement), est explicitement signalé par le ministère comme n'étant plus actualisé (gelé à la session 2021) ; sa fiche sur data.education.gouv.fr renvoie vers son remplaçant, Indicateurs de valeur ajoutée des collèges (fr-en-indicateurs-valeur-ajoutee-colleges), qui contient les mêmes informations de candidats et de mentions, à jour jusqu'à la session 2025. C'est ce jeu de remplacement qui est utilisé ici pour disposer de données récentes. Il contient aussi une valeur ajoutée pour les collèges : nous ne l'affichons volontairement pas, pour ne pas rouvrir la distinction déjà établie entre lycées (valeur ajoutée) et collèges (IPS + mentions), qui reste inchangée.

Insertion professionnelle des lycées professionnels (InserJeunes)

Ajouté le 2026-08-07 en réponse à un manque de données signalé sur le devenir des BTS. ValeurÉcole affiche, pour chaque lycée qui en propose, le devenir des diplômés à 6, 12, 18 et 24 mois après l'obtention d'un BAC PRO, BTS, CAP, BP ou d'une mention complémentaire (MC3/MC4/MC5) — dispositif InserJeunes du ministère de l'Éducation nationale, distinct d'InserSup (études supérieures, voir plus bas). C'est un indicateur de devenir professionnel après le diplôme, totalement différent du taux de réussite à l'examen ou de la valeur ajoutée ci-dessus, et jamais mélangé avec eux.

Chaque diplôme garde sa propre ligne, jamais de moyenne entre eux : un CAP et un BTS préparés dans le même lycée n'ont pas le même débouché, les fusionner en un seul chiffre "lycée" aurait été trompeur (même principe de séparation par filière que le reste du site — voir aussi le module Études supérieures ci-dessous, où chaque type de diplôme reste séparé pour la même raison). Seule la cohorte la plus récente disponible pour chaque (établissement, diplôme) est affichée, pas l'historique complet des 6 cohortes publiées (2018-2019 à 2023-2024) : les six cohortes complètes auraient fait passer education.sqlite3 à 98 % de la limite Cloudflare Pages de 25 Mio/fichier, une marge jugée trop faible pour un indicateur dont seule la valeur la plus récente est de toute façon affichée.

BTS et CAP, en particulier, n'apparaissent dans aucun autre jeu de données utilisé par ValeurÉcole : ils sont hors périmètre du module Études supérieures (InserSup ne couvre que les diplômes post-bac tels que publiés par l'enseignement supérieur, pas les BTS qui restent administrativement rattachés aux lycées). InserJeunes est la seule source officielle par établissement trouvée pour ces deux diplômes.

Spécialités de terminale (lycées)

Depuis la réforme du baccalauréat (session 2021), les élèves de terminale générale choisissent deux enseignements de spécialité (ex. Mathématiques, Physique-Chimie, SES, HGGSP...) parmi une liste fixée nationalement, chaque lycée ne proposant qu'un sous-ensemble de cette liste. ValeurÉcole affiche, pour chaque lycée, les spécialités effectivement suivies par des élèves l'année la plus récente disponible (2020 à 2025 selon les lycées), avec leur effectif quand il est publié. Seules les 20 spécialités "simples" sont listées, pas les combinaisons à deux spécialités ("doublettes", ex. Mathématiques/Physique-Chimie) présentes dans le jeu de données source, pour rester lisible.

Statut public/privé et adresse

Le statut public/privé et l'adresse affichés sur chaque fiche établissement viennent de l'Annuaire de l'éducation, à jour à la date de compilation. Le champ "secteur" (public / privé sous contrat) déjà présent dans les jeux IVAL et IPS reste affiché à l'identique ; l'annuaire complète cette information avec le statut détaillé (il distingue en plus le privé hors contrat) et l'adresse postale, absente des jeux IVAL/IPS. Une minorité d'établissements (environ 3 %) n'a pas de correspondance dans l'annuaire au moment de la compilation (établissement récemment fermé ou fusionné) : aucune adresse ni statut n'est alors affiché, plutôt que d'en deviner un.

Le secret statistique

Le ministère masque certaines valeurs quand l'effectif d'élèves concerné est trop faible pour publier un résultat fiable ou pour éviter d'identifier indirectement un petit nombre d'élèves. Dans ces cas, la cellule correspondante est vide dans les fichiers source et affichée comme "—" sur ValeurÉcole. Nous ne la remplaçons jamais par zéro ou par une estimation.

Cas particulier des spécialités de terminale : dans ce jeu de données, une cellule vide et un zéro explicite ont un sens différent (vérifié par inspection directe du fichier source). Un zéro explicite signifie que la spécialité n'est suivie par personne dans ce lycée. Une cellule vide signifie qu'elle est suivie, mais par un effectif trop faible pour être publié — la spécialité est donc listée comme offerte, avec un effectif affiché "— secret statistique" plutôt qu'un nombre inventé.

Ce que nous n'affichons pas

Les jeux de données sources contiennent des dizaines de colonnes détaillées par série du bac (L, ES, S, STI2D, etc.). Pour rester lisible, ValeurÉcole affiche les indicateurs "toutes séries confondues" (taux de réussite, valeur ajoutée, taux de mentions, taux d'accès 2nde-bac) plutôt que chaque série individuellement, à l'exception du % de mentions "Très Bien" ci-dessus qui recombine ces colonnes par série pour obtenir un total toutes séries. Les données complètes restent disponibles sur data.education.gouv.fr pour qui veut aller plus loin.

Limites connues

Fréquence de mise à jour

Les sept jeux de données sont mis à jour annuellement par le ministère (IVAL et mentions au brevet généralement en fin d'année civile après la session du bac, IPS et spécialités en cours d'année scolaire, annuaire en continu). ValeurÉcole recompile sa base à chaque mise à jour significative des sources.

Module "Études supérieures"

Le module Études supérieures (universités, écoles d'ingénieurs, écoles de commerce) est une base de données totalement séparée (enseignement-superieur.sqlite3, distincte de education.sqlite3), avec sa propre recherche et son propre classement, jamais mélangée aux résultats collèges/lycées ci-dessus : les indicateurs n'ont pas le même sens (insertion professionnelle après un diplôme, contre résultat à un examen ou composition sociale) et ne doivent jamais être comparés entre eux.

Les sources

Filtre secteur disciplinaire (ex. "Informatique") sur le classement

InserSup publie en réalité trois niveaux de détail disciplinaire différents pour chaque ligne établissement × diplôme : un "domaine disciplinaire" (5 valeurs seulement, très large — ex. "Sciences, technologies, santé"), une "discipline" (16 valeurs, toujours large), et un "secteur disciplinaire" (51 valeurs, le plus fin des trois). C'est uniquement à ce dernier niveau qu'une catégorie "Informatique" existe réellement dans les données officielles du ministère (aux côtés d'autres secteurs réels : Sciences de gestion, Sciences juridiques, Génie civil, Mathématiques, etc.) — vérifié directement via l'API du portail avant toute décision d'implémentation. C'est donc ce niveau, et lui seul, qui est utilisé pour le filtre "Secteur disciplinaire" de /superieur/classement.html, combiné en ET avec le filtre "type de diplôme" déjà existant — deux filtres indépendants, jamais fusionnés en un seul critère.

Cette granularité a une couverture structurellement plus faible que l'agrégat "Tous secteurs disciplinaires" affiché sur les fiches établissement : un petit effectif par secteur tombe plus souvent sous le secret statistique. Sur la base compilée le 2026-08-06, le secteur "Informatique" ne compte que 77 établissements avec un taux d'emploi publié (contre 207 pour l'agrégat toutes disciplines) — l'absence d'un établissement dans un secteur donné ne signifie donc jamais qu'il n'enseigne pas cette discipline, seulement que la donnée désagrégée à ce niveau n'est pas publiée. Le classement affiche un message explicite plutôt qu'une liste vide silencieuse quand une combinaison diplôme × secteur n'a aucune donnée.

Insertion professionnelle des docteurs (enquête IP Doc)

Ajouté 2026-08-07 : InserSup ne couvre aucun diplôme au-delà de "bac + 5" — le doctorat était un trou complet, pas seulement partiel. Recherché et trouvé un second dispositif du même ministère, sur le même portail : l'enquête IP Doc (dataset fr-esr-insertion-professionnelle-des-diplomes-doctorat-par-etablissement), qui mesure l'insertion des diplômés de doctorat par établissement, à 12 et 36 mois après le diplôme, par discipline. Affiché sur la fiche établissement dans une section séparée, jamais fusionnée avec le tableau InserSup : méthodologie différente (un "taux d'insertion" qui mesure l'accès à l'emploi salarié ou non, pas seulement salarié comme InserSup), délais différents (12/36 mois au lieu de 6/12/18/24/30), dispositif d'enquête différent.

Limite importante, affichée sur chaque ligne plutôt que cachée : ce jeu de données n'a pas été réactualisé par le ministère depuis sa dernière modification (2023-09-06) et ne couvre que les cohortes 2014 et 2016 — nettement plus ancien que les cohortes InserSup (jusqu'à 2024). 64 des 255 établissements du module ont une donnée doctorat publiée (la plupart des 191 autres sont des écoles qui ne délivrent pas de doctorat, une prérogative généralement réservée aux universités et grands établissements). Le champ source "Salaire brut annuel médian estimé" n'est pas repris : c'est une estimation du ministère, et ce site n'affiche jamais de montant brut, qu'il soit calculé par nous ou par la source — seul le salaire net mensuel médian réellement publié est utilisé, avec le même calcul "par an" (×12) qu'InserSup.

Formations proposées (nom réel de la formation)

Ajouté 2026-08-07 en réponse à un retour utilisateur ("on a aucune idée des formations proposées") : le tableau "Insertion professionnelle par diplôme" de chaque fiche établissement n'affichait que l'agrégat par type de diplôme (ex. "Licence générale : 59 % en emploi"), jamais la matière réellement enseignée. InserSup publie pourtant le nom exact de chaque formation (champ "Libellé du diplôme", ex. "DROIT", "GESTION DES ENTREPRISES ET DES ADMINISTRATIONS") sur ses lignes désagrégées par secteur disciplinaire — une donnée déjà téléchargée par ValeurÉcole (même fichier que ci-dessus) mais jamais lue jusqu'ici. Elle est maintenant affichée dans une section "Formations proposées" sur chaque fiche, groupée par type de diplôme. Sa couverture est plus partielle qu'au niveau agrégat (secret statistique plus fréquent sur de petits effectifs par formation précise) : une formation listée sans taux d'emploi existe bien, sa donnée est simplement masquée. La base des établissements sup passe de 1,1 à 2,5 Mio avec cet ajout, très loin de la limite Cloudflare Pages de 25 Mio/fichier.

Taux d'emploi et salaire : deux cohortes différentes, jamais fusionnées sous une même date

Le taux d'emploi salarié est publié pour la cohorte de diplômés la plus récente disponible (le plus souvent 2024 à la date de compilation). Le salaire médian, lui, n'est publié qu'avec 2 à 3 ans de recul supplémentaire : dans notre extraction du 2026-08-06, le salaire à 12 mois n'était renseigné pour aucune ligne des cohortes 2023 et 2024, mais pour environ 65 % des lignes des cohortes 2020 à 2022. ValeurÉcole choisit donc, pour chaque établissement et chaque type de diplôme, la cohorte la plus récente pour le taux d'emploi et séparément la cohorte la plus récente qui publie un salaire — ce sont souvent deux années différentes, affichées explicitement comme telles sur chaque fiche établissement, jamais réunies sous une seule étiquette d'année qui laisserait croire à une même promotion.

Le taux d'emploi affiché est le taux d'emploi salarié en France (InserSup publie aussi un taux d'emploi non salarié et un taux d'emploi à l'étranger, non repris ici pour rester lisible ; un champ générique "taux d'emploi toutes situations" existe dans le schéma InserSup mais s'est révélé systématiquement vide au niveau établissement lors de l'inspection des données réelles — nous ne l'utilisons donc pas). Le salaire affiché est le salaire médian net mensuel en équivalent temps plein — une médiane, jamais qualifiée de "moyenne" nulle part sur le site : InserSup ne publie pas de moyenne.

Chaque type de diplôme (licence générale, licence professionnelle, BUT, master, diplôme d'ingénieur, diplôme visé grade licence/master des écoles de commerce...) est affiché séparément et n'est jamais moyenné avec un autre : une licence générale mène très souvent à la poursuite d'études (donc un taux d'emploi à 12 mois structurellement plus bas), un diplôme d'ingénieur ou un master à l'emploi direct. Les classer ensemble biaiserait la comparaison, exactement comme mélanger les voies générale/techno et professionnelle des lycées serait trompeur.

Ce qui est explicitement exclu, et pourquoi

Fréquence de mise à jour

InserSup et l'annuaire des établissements sont mis à jour annuellement par le ministère. ValeurÉcole recompile la base enseignement-superieur.sqlite3 à chaque mise à jour significative des sources, indépendamment de education.sqlite3.